Vaccins ARNm : Les nanoparticules lipidiques modifient la réponse immunitaire

Une nouvelle étude effectuée par des chercheurs de l’université Thomas Jefferson (USA), révèle que les nanoparticules lipidiques (NPL) utilisées pour transporter l’ARNm dans les vaccins anti-COVID-19 peuvent “inhiber” et “altérer” la réponse immunitaire chez les souris. Les explications de Jean-Marc Sabatier.

Une récente étude en prépublication sur le site BioRxiv a permis de mieux comprendre pourquoi des effets indésirables ont été observés après une vaccination à l’ARN messager codant pour la protéine Spike.
Les NPL sont des enveloppes de lipides qui protègent l’ARNm pour empêcher sa dégradation et sa détection par le système immunitaire de notre organisme. Les NPL ne sont pas des ARNm, mais simplement des moyens de transporter la cargaison d’ARNm dans les cellules, résume le journal The Epoch Times. Les vaccins COVID-19 à ARNm de Pfizer et Moderna utilisent tous deux des NPL pour délivrer l’ARN messager dans les cellules humaines afin de produire la protéine Spike modifiée du SARS-CoV-2. Une fois que les cellules humaines ont reçu les ARN messager, elles fabriquent alors des protéines Spike vaccinales déclenchant une réponse immunitaire.

Nanoparticules hautement inflammatoires

Alors que l’on décrit les NPL comme non toxiques, elles s’avèrent être en réalité hautement inflammatoires. Tant qu’elles restent dans l’organisme (entre 20 et 30 jours), elles activent et épuisent le système immunitaire.
Les travaux effectués sur les souris ont montré que celles qui avaient reçu deux doses vaccinales avaient une réponse immunitaire moindre que celles qui n’en avaient reçu qu’une seule.
“La plateforme vaccinale ARNm-NPL (nanoparticules) induit des changements immunologiques inattendus à long terme qui affectent à la fois les réponses immunitaires adaptatives et la protection hétérologue contre les infections”, écrivent les auteurs de l’étude.
Les souris auxquelles on a injecté deux doses de NPL présentaient un nombre réduit de cellules immunitaires innées, les cellules immunitaires de première réponse (immunité immédiate).

Des similitudes entre les souris et les humains

Les auteurs ont voulu savoir comment les nanoparticules lipidiques affectaient les souris en leur injectant différentes formulations de NPL. Celles-ci provoquent une inflammation affectant en parallèle la production de cellules sanguines.
Bien qu’il ne s’agisse de que données expérimentales préliminaires et qu’il ne soit pas certain que les effets observés chez les souris s’appliquent à l’homme, on a signalé chez des personnes vaccinées, l’apparition soudaine d’une anémie sévère, une affection dans laquelle l’organisme ne peut plus fabriquer suffisamment de cellules sanguines, en particulier de globules rouges.
On a également signalé que des personnes vaccinées contre la COVID-19 ont développé des maladies fongiques rares et que d’autres ont vu s’aggraver des maladies fongiques préexistantes.

De nombreux cas de cancer

Au sein du système immunitaire, il y a le premier répondant (cellules immunitaires innées) et le second répondant (cellules immunitaires adaptatives). Les premiers réagissent en lançant une attaque immédiate dès qu’ils rencontrent un germe pathogène. Cependant, leurs attaques ne sont pas spécifiques et ne peuvent souvent pas éliminer complètement les microbes.
C’est pourquoi les cellules immunitaires adaptatives, également connues sous le nom de lymphocytes T et B, constituent notre deuxième réponse immunitaire.
La réponse immunitaire adaptative est essentielle pour éliminer les infections microbiennes et prévenir les maladies chroniques telles que le cancer. L’étude suggère qu’après deux vaccinations avec les NPL chargées en ARNm, il y aurait une vulnérabilité de quelques semaines chez les souris, ce qui les expose à un risque accru d’infections et de cancer.
De nombreux cas de cancers ont été signalés à la suite de la vaccination anti-COVID-19.

Dans la base de données du VAERS (le ”Vaccine Adverse Event Reporting System” est un programme américain pour la sécurité des vaccins), 284 cas de cancer du sein ont été signalés après la vaccination anti-COVID-19, alors que seulement 350 cas ont été signalés dans tout l’historique du VAERS. 269 cas de leucémie ont été signalés après la vaccination anti-COVID-19, contre 432 cas dans toute l’histoire du VAERS.

Poursuivre les études

En outre, des cas inquiétants de nouveaux zona et de zona récurrents ont été signalés après la vaccination anti-COVID-19. Les données du VAERS montrent que 7 559 cas de zona ont été signalés après la vaccination. Dans toute l’histoire du VAERS, 28 180 cas de zona ont été signalés après une vaccination, ce qui signifie qu’environ un quart des cas de zona sont survenus après la vaccination anti-COVID-19.
Néanmoins, les données de plus en plus nombreuses sur les effets néfastes pour la santé signalés chez l’homme après la vaccination anti-COVID-19 justifient la poursuite des recherches.

Jean-Marc Sabatier* : “Les nanoparticules lipidiques sont potentiellement dangereuses”

Jean-Marc Sabatier (DR)
Jean-Marc Sabatier (DR)

Qu’appelle-t-on nanoparticules lipidiques ?

Les nanoparticules de ces vaccins contiennent quatre types de composés, à savoir des lipides ionisables (les charges positives se lient aux charges négatives de l’ARNm), des lipides pégylés (qui stabilisent les nanoparticules), ainsi que des phospholipides et du cholestérol (qui participent à la structure des nanoparticules). Tous ces composés encapsulent l’ARNm pour le protéger des enzymes de dégradation et permettent le transport de celui-ci à l’intérieur des cellules afin de produire la protéine Spike vaccinale.
Dans les vaccins à ARNm, les nanoparticules lipidiques pourraient être fortement toxiques (lipides ionisables et pégylés), selon les données expérimentales.

Quels effets potentiellement délétères peuvent causer les nanoparticules lipidiques de certains vaccins ?

Les dommages (plus ou moins sévères) dus à la protéine Spike vaccinale sont de nos jours bien documentés et clairement établis. Il existe des risques d’effets délétères potentiellement associés à l’emploi de nanoparticules lipidiques (NPL) dans certaines compositions vaccinales, notamment les vaccins à ARNm. En effet, divers types de NPL sont capables de franchir des barrières biologiques et d’exercer des effets toxiques sur des organes tels que le cerveau, les reins, le foie, la rate, les ganglions lymphatiques, les muscles et les organes reproducteurs. Les NPL peuvent traverser les barrières hémato-testiculaire, placentaire et épithéliale pour s’accumuler dans les organes reproducteurs, et les endommager en détruisant les cellules de Sertoli et de Leydig, ainsi que les cellules germinales.
Ceci affecte les organes reproducteurs masculins en modifiant la qualité, quantité, morphologie et motilité des spermatozoïdes, et féminins en réduisant le nombre d’ovocytes matures et en perturbant le développement folliculaire. Les NPL peuvent perturber les niveaux d’hormones sécrétées, affectant la libido. Les mécanismes impliqués dans la toxicité des NPL reposent sur l’inflammation, le stress oxydatif, l’apoptose, et/ou la génotoxicité.

Qu’en est-il des adjuvants, notamment pour le Novavax ?

D’autres adjuvants des vaccins peuvent également présenter une toxicité potentielle. Par exemple, le vaccin Novavax contient un dérivé de saponine extrait de l’écorce du bois de Panama. Les propriétés tensioactives, détergentes et émulsifiantes des saponines semblent bénéfiques ou toxiques, et font l’objet de controverses.
Les saponines pourraient s’attaquer aux globules rouges (activité hémolytique) et à d’autres types cellulaires, en interagissant avec le cholestérol des membranes de ces cellules. À forte dose, les saponines peuvent provoquer des problèmes respiratoires, gastriques, une atteinte au foie, ainsi que des convulsions et diarrhées.

*Jean-Marc Sabatier est directeur de recherches au CNRS et docteur en Biologie Cellulaire et Microbiologie, HDR en Biochimie. Éditeur-en-Chef des revues scientifiques internationales : « Coronaviruses » et « Infectious Disorders – Drug Targets ». Il s’exprime ici en son nom propre.