On n’a pas fini de constater les effets délétères de la Covid-19 et des vaccins à ARNm. Dernières observations en date : les affections sur la thyroïde, comme le révèle Jean-Marc Sabatier.
À quoi sert la thyroïde ?
La thyroïde est une petite glande (d’environ 5 cm) localisée sur la face antérieure du cou chez les humains. Elle est formée de deux lobes situés de part et d’autre du larynx. Il s’agit d’une glande endocrine impliquée dans de nombreux processus physiologiques via la sécrétion d’hormones thyroïdiennes : la tri-iodothyronine (T3), la thyroxine (T4) et la calcitonine. Ces trois hormones thyroïdiennes jouent un rôle clé via la régulation du métabolisme de base des cellules, mais également via leurs interactions avec d’autres systèmes hormonaux majeurs (dont ceux impliquant l’hormone de croissance, l’insuline, l’adrénaline, le glucagon, et autres). Ainsi, la glande thyroïde contrôle la « vitesse » de fonctionnement de nos cellules et organes (elle stimule notamment la production des protéines et augmente la consommation d’oxygène des cellules).
L’Agence nationale du médicament (ANSM) a relevé des thyroïdites subaiguës après injection de vaccins anti-Covid. C’est inattendu ?

Pas vraiment. J’ai identifié ce problème de thyroïdites associées à la vaccination anti-Covid dès 2021. J’expliquais alors que, quel que soit l’antigène utilisé, trop de rappels vaccinaux (c’est-à-dire si on sature/déborde le système immunitaire), l’immunité innée sera immanquablement déréglée et peut conduire à l’apparition de maladies auto-immunes. Celles-ci peuvent concerner divers organes, dont la thyroïde. Ainsi, la protéine Spike virale ou vaccinale peut dérégler l’immunité innée puisqu’elle agit directement sur le système rénine-angiotensine (SRA) qui pilote l’immunité innée. Il est notable qu’un dérèglement de l’immunité innée conduit à un dérèglement de l’immunité adaptative/acquise, c’est-à-dire à un dysfonctionnement généralisé du système immunitaire (syndrome d’immunodéficience acquise ou SIDA).
C’est donc toujours le SRA dysfonctionnel qui est en cause dans ces pathologies
En effet, les pathologies liées au SRA dysfonctionnel peuvent être inflammatoires (myocardite, péricardite, vascularite, uvéite, conjonctivite, hépatite, thyroïdite, etc.) ou non inflammatoires, et affecter le système cardio-vasculaire (arythmie cardiaque, syndrome de détresse respiratoire aiguë, variation de la pression artérielle, etc.), le tractus digestif (troubles digestifs, dont les diarrhées), le système nerveux (troubles neurologiques, atteintes du système nerveux central, neuropathies des systèmes nerveux périphériques somatique et autonome, etc.), et autres.
L’infection virale au SARS-CoV-2 et les injections vaccinales répétées peuvent clairement initier ou favoriser le développement de maladies auto-immunes (le SRA – qui est dysfonctionnel – pilote l’immunité innée) et de tumeurs/cancers (le SRA est impliqué dans la différenciation et la prolifération cellulaire, ainsi que dans l’angiogenèse).
On n’a pas fini de constater les dégâts de la Covid-19 et des vaccins à ARNm sur la population.
*Jean-Marc Sabatier est directeur de recherches au CNRS et docteur en Biologie Cellulaire et Microbiologie, HDR en Biochimie. Éditeur-en-Chef des revues scientifiques internationales : « Coronaviruses » et « Infectious Disorders – Drug Targets ». Il s’exprime ici en son nom propre.